Les cheveux

L'alopécie séborrhéique masculine est la plus fréquente des alopécies.
La chute des cheveux débute le plus souvent au niveau des tempes où elle découvre les golfes temporaux et évolue progressivement vers l'arrière. Parfois l'alopécie survient d'abord dans la région occipitale (tonsure) et s'étend ensuite vers l'avant.
La chute des cheveux peut être précoce et brutale ou au contraire s'installe progressivement en plusieurs années.
Le chirurgien plasticien tiendra compte de ces différents éléments (topographie, évolutivité, profil psychologique du patient) pour proposer une ou plusieurs techniques qui se révèlent efficaces dans la correction de ces alopécies.
Il dispose effectivement d’un ensemble de possibilités thérapeutiques pour traiter une alopécie définitive, la micro-implantation capillaire, ou greffe cheveu par cheveu, se révèle être la technique la plus fréquemment pratiquée et celle dont les résultats sont les plus naturels.
Si la réduction tonsurale se révèle un bon complément, la technique des lambeaux est plus rarement utilisée de même que l’expansion tissulaire. Il est possible au cours d’une séance opératoire faite sous anesthésie locale, de corriger de façon très satsifaisante une alopécie même importante.
Les résultats obtenus, par leur aspect plus naturel, explique la plus grande fréquence de ces interventions.
La greffe des cheveux
Cette intervention est pratiquée sous anesthésie locale.
Des greffons circulaires ou fusiformes sont prélevés, dans la région occipitale chevelue, et greffés dans la région glabre. Ce prélévement est effectué à l’aide d’un bistouri circulaire (punch) et le nombre de greffons dépendra de l’importance de l’alopécie.
Une fois l’intervention faite, un pansement est mis en place pendant 24 heures et a pour rôle de maintenir et de protéger les greffons. Douches et shampoings sont possibles rapidement.
La repousse des cheveux au niveau des greffons s’effectue lentement, en deux ou trois mois en moyenne. Il est souvent nécessaire de pratiquer de nombreuses séances opératoires pour obtenir un résultat satisfaisant surtout dans les alopécies étendues.
Ces séances sont espacées d’environ 1 mois. Les progrès réalisés dans ce domaine permettent d’effectuer selon les cas des minis greffons, voire des greffons, ce qui donne les résultats les plus naturels.

La réduction tonsurale
Cette technique a pour but de diminuer la surface de la zone alopécique et permet de ce fait de réduire le nombre de greffons nécessaires à l’obtention d’une couverture satisfaisante.
Réalisée les plus souvent sous anesthésie locale, la réduction tonsurale est très utile dans le traitement des calvities masculines étendues mais également dans les alopécies cicatricielles et post-traumatiques.
Il est possible de pratiquer deux, voire trois réductions tonsurales séparées de deux mois environ. Le dessin de l’exérèse dépendra de la topographie de l’alopécie.
Ces interventions, qui permettent à chaque fois de retirer une surface de peau glabre d’environ trois centimètres de large sur douze à quinze centimètres de long, réduisent de ce fait le nombre de greffons nécessaires et constituent un traitement complémentaire utile et efficace de la calvitie.

Les lambeaux de cuir chevelu
Le principe de cette intervention est de prélever un lambeau de cuir chevelu et de le transporter vers la région glabre.
Cette technique présente l’avantage d’apporter une structure tissulaire à forte densité de cheveux, immédiatement visible car il n’y a pas de rupture du cycle pilaire et de rétablir un aspect naturel de l’implantation chevelue.
Le dessin du lambeau utilisé dépend de la topographie de l’alopécie et de la surface de la zone à recouvrir.
Selon les cas, cette intervention peut être réalisée en un, deux ou trois temps opératoires. Selon les cas également, un ou deux lambeaux peuvent être nécessaires.
Ces interventions sont le plus souvent réalisées sous anesthésie locale.

La technique de l'expansion tissulaire
Le principe de cette technique est de distendre préalablement la zone chevelue, d’augmenter de ce fait sa surface, pour lui permettre ensuite de couvrir une zone alopécique.
Deux temps opératoires sont nécessaires, réalisés le plus souvent sous anesthésie générale. Au cours de la première intervention, le dispositif d’expansion tissulaire est placé sous la zone chevelue.
Des séances de remplissage ont lieu ensuite, en moyenne tous les dix jours.
Lorsque la distension obtenue est jugée suffisante (quatre à six semaine plus tard) le deuxième temps opératoire est pratiqué et la région chevelue distendue, du fait de sa plus grande surface, vient recouvrir la zone alopécique.
Cette intervention est surtout utilisée pour les alopécies cicatricielles et son inconvénient est d’induire pendant la durée du traitement une déformation liée à son volume.
Cette technique est également utilisée pour certaines calvities séborrhéiques et peut faciliter la technique des lambeaux classiques.
Retour |
 |
|